« La meilleure manière de prédire l’avenir, c’est de le créer”  ~ Peter Drucker

La création d’entreprise chez les jeunes a fait un bond de 208% entre 2002 et 2014 et représente aujourd’hui 24 % des créateurs d’entreprise.

21% des actifs de France sont âgés de moins de 30 ans.

Mais quelle place accordent-ils à l’entrepreneuriat dans leur projet de carrière ?

52 % des jeunes affirment qu’être chef d’entreprise est le choix de carrière le plus intéressant et 32 % souhaitent créer une entreprise un jour. (Source www.afecreation.fr).

1- Le portrait-robot du jeune entrepreneur

Globe-trotter : à l’ère d’Internet, c’est aussi simple de travailler avec des interlocuteurs à l’autre bout du monde qu’avec son voisin, donc pourquoi s’arrêter à la rue d’à côté ?

Système D : les rois du bootstrapping ! On fait tout avec trois bouts de ficelle.

Créatif : aucune barrière, tout est permis, ce qui donne souvent naissance à des petits miracles d’ingéniosité commerciale.

Infatigable : il en oublie souvent de se reposer, même un tout petit peu. Attention à la santé ! Multitâches : le jeune entrepreneur sait tout faire, même la compta !

Fou de pâtes : à toutes les sauces, chaudes, froides, réchauffées, dans une assiette ou directement dans la casserole. Vous l’avez compris, le jeune entrepreneur est très fauché.

Bête à concours : ça postule, ça postule… pour chercher à gagner le capital de départ… ou le financement des premières grosses dépenses, ou encore de la visibilité !

SBF (sans bureau fixe) : chez moi, chez toi, dans les cafés, et pour les mieux lotis, ça bosse dans les espaces coworking.

En meute : plus on est de fous, plus on rit. Ça « partenarise » dans tous les sens pour chasser ensemble les (bons) clients.

Colocataire : ou encore chez ses parents, voire navigant de canapé en canapé.

Organisé : tout fou mais malgré tout, a vite compris que pour tout faire rentrer dans une journée, il faut un minimum de gestion rationnelle de son temps.

Ambitieux : le dépassement de soi est à l’honneur, d’autant que dès les premiers mois, on se rend compte qu’on a fait des choses dont on ne se serait jamais cru capable !

Invincible : Même pas peur… au contraire, la peur devient un moteur.

Connecté : ça va sans le dire…

2- Ce que l’on retrouve dans les projets portés par les jeunes

Le digital : il est au centre de vos projets, soit dans l’offre que vous construisez, soit dans sa distribution, dans sa commercialisation… Il est tellement intuitif que vous l’utilisez sans même y penser ! Attention quand vos cibles ne sont pas aussi connectées que vous !

La gamification : le monde change, la société de loisir est à l’ordre du jour. Envisagez de nombreux services en y insérant une part ludique est une voie pour construire de nouveaux services et inciter à l’achat.

L’international : le monde est à portée de souris. Vos ambitions sont rarement coincées dans les frontières de l’hexagone. Au minimum, elles sont francophones ou européennes, mais le plus souvent mondiales.

L’engagement citoyen : remettre l’humain au coeur de la société, retrouver l’équilibre environnemental, donner une vraie place aux seniors… vous avez la préoccupation d’un monde meilleur.

L’innovation quelle que soit sa forme : de l’épicerie de quartier à la biotechnologie, l’innovation est partout, c’est le socle de vos entreprises.

Le Made In France : vos ambitions sont mondiales, mais vos préoccupations sont aussi locales. Redonner à la France son dynamisme économique vous tient à coeur. Et c’est possible !

La proximité, le lien social : le tout digital, vous n’y croyez pas ; en revanche, le digital pour créer du lien social et de la proximité a le vent en poupe.

Mûrir son projet pour être crédible : vous êtres pressés, mais vous avez le temps parce que vous avez une conviction qui vous porte. C’est toujours plus long que ce que vous imaginiez, mais votre persévérance vous permet de rencontrer le succès là où d’autres se seraient découragés.

Source Ouvrage : « Jeunes, créez votre entreprise ! »


 

Quels avantages du travail à son compte selon les jeunes ?Travailler à son compte présente, selon eux, plusieurs avantages :

  • L’autonomie (40 % apprécient le fait d’être leur propre patron) ;
  • La liberté dans les méthodes de travail (35 %) ;
  • L’organisation des horaires (30 %) ;
  • Le choix des missions (26 %) ;
  • Une source d’épanouissement personnel (28 %).

A l’inverse, ils reprochent au salariat la monotonie et la mono-activité (39 %), le fait de travailler pour un projet qui n’est pas le sien et de ne pas choisir ses missions (34 %) et le système hiérarchique (33 %).

Des freins à la création d’entreprise…Les jeunes interrogés sont conscients des freins qui peuvent entraver leur route :

  • Les risques financiers (52 %) ;
  • L’incertitude sur le revenu (46 %) ;
  • Le manque de couverture sociale : droit au chômage, indemnités journalières pour une maladie ou un accident (37 %) ;
  • La lourdeur administrative (29 %) ;
  • Le fait d’être perçu comme n’ayant pas une situation stable : difficulté pour louer un logement, obtenir un crédit, ouvrir un compte bancaire (28 %).

 

Source Sandrine Damie – www.les métiers.net

Infos : Quelques données chiffrées sur l’entrepreunariat français en 2016.